« L’Hirondelle avant l’Orage » – Robert Littell

L'hirondelle avant l'oragePour un poème non publié, seulement dit à une poignée de personnes, dont une a parlé, Ossip Mandelstam, poète russe connut le Goulag, la torture à la Loubianka, dans les caves de laquelle les tchékistes torturaient, et exécutaient les prisonniers d’une balle dans la tête. « Mort d’un arrêt cardiaque » telle était le message que recevaient les familles sous Staline. 

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« La sœur » – Sándor Márai

La soeurPlusieurs personnes ne se connaissant pas, passent dans un hôtel  transylvanien, le « quatrième Noël de la Deuxième Guerre mondiale »…On ne perçoit pas du tout une atmosphère de fête, mais une forme de lassitude et d’ennui, de grisaille. Un calme et un ennui troublés par le suicide d’un couple…Parmi elles, des chasseurs, le narrateur qui est écrivain et Z; un pianiste-compositeur, qui ne peut plus jouer…il a deux doigts paralysés…On se demande un peu où l’auteur veut nous emmener. Il pleut , il neige, ce début de roman est triste mais un petit quelque chose, l’écriture sans doute, pousse le lecteur à poursuivre…L’écrivain et le pianiste sympathisent et le pianiste lui promet de lui transmettre quelques notes lui expliquant l’origine de son handicap…Plusieurs mois après l’écrivain reçoit des feuillets qui constituent l’essentiel du roman…Ces notes rédigées par le pianiste lui sont transmises après le décès de ce dernier. 

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« Le grand combat » – Ta-Nehisi Coates

Le grand combatQuand on est un gamin noir, vivant dans les années 80 dans le quartier, le ghetto de West-Baltimore, les seuls horizons qui s’offrent sont la drogue, les gangs, la violence, les flingues et la mort violente sur le bord d’un trottoir…les tentations sont grandes, on marche en permanence sur le fil du rasoir. 
Dès les premières pages du livre, Coates témoigne de la violence qui règne dans  ces quartiers :  « À cette époque, Baltimore était la proie des factions, divisée en gangs qui prenait le nom de leur quartier. Ceux de Walbrook Junction régnaient en maîtres, jusqu’à ce qu’ils se heurtent à North et Pulaski, une bande de lâches sans vergogne, le genre à te mettre la honte devant ta meuf. Mais tout en haut trônait Murphy Homes. L’ampleur de leur scélératesse leur conférait une dimension mythique. Partout où ils passaient -la vieille ville, Shake and bake, le port -, il brisaient des genoux et pêtaient des tronches. Jusqu’aux confins les plus reculés, on entendait résonner leur nom : Murphy Homes cassait du négro à coups de pistolet de pompe à essence. Murphy Homes lacérait les dos et versait du sel dans les plaies. Murphy Homes se téléportait en un clin d’oeil, volait à dos de chauve-souris, accomplissait des rites macabres au sommet de Druid Hill. »

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« Matin rouge » – Chantal Delsol

matin-rougeAndreas est un jeune gamin vivant en Egypte dans les années 30. Son père, Nikos Damanisko, grec émigré dirige un commerce florissant d’éponges naturelles. Il élève Andreas avec rigueur, en l’incitant plutôt à lire qu’à jouer. Le gamin maîtrise plusieurs langues. Et surtout il est élevé dans la rigueur morale et l’amour du Parti, le Parti communiste dont son père est l’un des membres actifs. Aussi après la mort de son père, et à l’issue de la guerre, c’est tout naturellement qu’Andreas cherchera à aider le Parti communiste grec dans la guerre qu’il mène pour s’imposer. Il part vers Marseille, Paris, ne trouvera pas la guerre pour laquelle il s’est engagé et arrive finalement en Tchécoslovaquie, où le Parti lui donne à diriger une école d’enfant grecs. Stupeur, il découvre que ces gamins ont été enlevés de force à leur famille afin d’être « éduqués ». Indigné, il se révoltera, deviendra prisonnier des camps, sera battu. Libéré il deviendra un dissident participant notamment au printemps de Prague. 

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« Le journal de Mary » – Alexandra Echkenazi

Le Journal de MaryLes hommes et femmes de ma génération ont été bercés dans l’amour et les sourires du couple glamour de JFK et de Jackie…soigneusement entretenus par les Paris-Match et autres…la télé n’était pas encore très répandue… Puis un sinistre 22 novembre 1963, fit éclater le crâne du Président, et la vérité sur ce couple qui se déchirait, surtout quand Jackie partit se réfugier et se consoler, quelques mois plus tard, dans les bras et avec les dollars d’Aristote Onassis … Progressivement le monde apprit que Kennedy qui faisait rêver mamies et femmes moins mures était un collectionneur compulsif de conquêtes féminines, capturant avec son charme et son pouvoir, tout ce qui bougeait et portait jupon…un mythe tombait..

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« De sang-froid » – Truman Capote

De sang-froidDeux jeunes hommes, Dick et Perry souhaitant cambrioler la maison d’un riche fermier, l’assassinent froidement, ainsi que son épouse et deux de ses enfants. Ils ont ligoté les victimes et les ont égorgé ou leur ont tiré dans la tête….Préméditation : il fallait « leur foutre…leur mettre tout plein de cheveux sur les murs ». Deux jeunes hommes passés de la petite délinquance au crime sordide. 
Comment pour quelques dollars, pour un poste de radio, pour un chéquier peut-on tuer sauvagement une famille, une gamine..?
Roman né de l’imagination d’un auteur ? Non. Il s’agit de l’un de ces faits divers que connaissent les Etats-Unis de la fin des années 50 et des années 60

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« Le terroriste noir » – Tierno Monénembo

Le terroriste noirAddi Bâ est un jeune guinéen soldat de l’armée française, l’un de ces « tirailleurs sénégalais ». Fait prisonnier par l’armée allemande lors de la bataille de la Meuse il s’évade et rejoint les forêts des Vosges où il erre et se cache.Il n’est pas l’un de ces coloniaux arrivés, souvent contre leur grès, en France depuis leur Afrique natale à la veille de la guerre.  Il a été adopté à l’âge de treize ans par un percepteur des impôts qui officiait à Conakry…. Parce qu’il était noir il fut affecté à l’un des régiments de chair à canon, les tirailleurs sénégalais…Dans l’armée française, on ne mélangeait pas les couleurs, à cette époque. « Sitôt la guerre terminée, on les jette comme des Kleenex usagés, […] Plus personne de pense à eux après! [….] avec un coup de pied au cul, les poumons en sang et les jambes en moins ; abrutis, sous-gradés, absents des citations et des monuments aux morts, et avec ça, un pécule inférieur de dix fois à celui de leurs collègues blancs. »

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« Un fils en or » – Shilpi Somaya Gowda

Un fils en orAnil est fils de riches propriétaires terriens indiens. Son père est écouté, ses avis sont reconnus, il arbitre des litiges locaux de propriété ou familiaux à l’occasion de réunion publiques qui se tiennent dans sa grande maison familiale. Après avoir effectué des études de médecine en Inde, Anil part vers un grand hôpital de Dallas aux États Unis, pour six ans de formation et de spécialisation complémentaires.
Leena sa jeune amie indienne, est la fille d’un métayer. Ils n’appartiennent pas à la même caste. Elle sera mariée à un homme qu’elle ne connait pas, un homme violent, et deviendra l’esclave de sa belle-famille, qui convoitait sa dot, et qui ruinera ses parents…

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« Les yeux fardés » – Lluis Llach

les-yeux-fardesGerminal, un vieil homme un peu efféminé, les yeux chargés de khôl, rencontre un jeune réalisateur qui envisage de tourner un film sur la Barceloneta, quartier populaire de Barcelone, un film qui couvrirait la période des années années 20 à nos jours…
La vie de cet homme ferait un excellent scénario de film.
Alors le vieil homme va lui transmettre vingt-six enregistrements chronologiques, plus ou moins longs, depuis sa petite enfance jusqu’à nos jours…Un concept original pour ce roman. Vingt-six enregistrements depuis la création dans les années 20 à 30 de ce petit groupe de 4 copains de l’école primaire, inséparables, quatre amis qui vivront ensemble leur enfance et leur adolescence dans les ruelles de ce quartier, sur la plage entre les barques échouées. Certes ce n’était pas l’opulence. Mais la solidarité entre les familles régnait, et surtout cet amour pour la liberté qui poussera plus tard le père, docker sur les quais du port, à s’engager dans l’armée républicaine afin de se battre contre le fascisme. Sa mère quant à elle était française, originaire de Sète.

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« Je vous écris dans le noir » – Jean-Luc Seigle

je-vous-ecris-dans-le-noirPauline Dubuisson écrit une longue lettre qu’elle envisage de remettre à Jean qui la demande en mariage, une lettre pour lui expliquer qui elle a été. Jean a, en effet, aimé le film « La Vérité » de Clouzot, dans lequel Brigitte Bardot incarnait Pauline, jeune femme jugée pour un crime…Une longue lettre écrite à la première personne pour expliquer qu’elle n’est pas le monstre contre laquelle une condamnation à mort a été requise, à la suite du crime d’un ancien amant.
Elle a échappé à deux condamnations à mort demandées par les juges, la première étant à la Libération. Encore gamine elle avait eu le tort d’aimer un médecin allemand. Elle fut tondue, marquée de croix gammées et violée à de multiples reprises, par ces salauds se proclamant résistants, mais seulement de la dernière heure, ces bourreaux bien pensant de jeunes femmes. Elle trouva son salut en partie grâce aux livres et à la lecture.

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