« Être sans destin » – Imre Kertész

Etre sans destin

« Être sans destin » que j’ai trouvé par hasard dans une boîte à livres quelques jours après l’annonce du décès d’Imre KERTÉSZ, est le Xième livre que je lis sur les camps.

Ce ne sont pas des livres mais des destins, des vies, et nous devons les accepter tels qu’ils sont. 

Bien que les faits, bien que l’horreur restent identiques, selon la sensibilité, la personnalité, l’âge au moment des faits de celui qui les a vécus dans sa chair, chaque livre sera différent.
« Être sans destin » est un livre différent, qui apporte un éclairage nouveau, le regard d’un prix Nobel de littérature sur le gamin de 15 ans qu’il était en 1944.

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« Petit piment » – Alain Mabanckou

petit pimentLes premières pages du livre, nous donnent un peu l’impression qu’Alain Mabanckou a souhaité écrire un roman léger, une farce pour faire sourire le lecteur….
Moïse est le surnom qui a été donné à ce gamin orphelin abandonné bébé, à la porte de l’orphelinat congolais par sa mère, surnom donné par ses copains parce que son nom trop long pour tenir sur un seul bracelet d’identification, est imprononçable, trop long à dire. Son nom traduit veut dire : « Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres » Alors Moïse est le seul gamin à porter deux bracelets sur lesquels son nom est partagé. Il aime le prêtre qui anime l’orphelinat, jusqu’au jour où ce dernier disparaît, éloigné de son orphelinat par la révolution socialiste. Là encore nous sourirons à la lecture de ces discours, des situations, des portraits. Plus tard, devenu héros de l’orphelinat Moïse deviendra « Petit piment » à la suite de l’un de ses méfaits.

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« La femme qui avait perdu son âme » – Bob Shacochis

La femme qui avait perdu son âme

Vous aimez, les polars, les livres qui manipulent le lecteur (dans le bons sen du terme), les sagas familiales qui vous font voyager, vivre des vies, les livres ayant pour fond des faits historiques ….et vous avez du temps devant vous, alors foncez et lisez « La femme qui avait perdu son âme », roman finaliste du prix Pulitzer 2014.  
Oui, il vous faudra du temps pour venir à bout ou dévorer ces presque 800 pages (de fins caractères),  que Bobs Shacochis, que je ne connaissais pas aurait mis 10  ans à écrire !
 

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« Black Boy » – Richard Wright


Black BoyL’enfance et l’adolescence – dans les années 1910-20 – d’un « moricaud », d’un gamin « nègre » dans le sud des États Unis, le Mississipi….Deux mots terribles qui traduisent tout le racisme, toute la violence de la population de cet État des États-Unis à l’égard des hommes de couleur, deux mots que lecteur retrouvera à chaque page, à tous les âges de ce gamin devenu auteur.
Un racisme faisant partie de la vie.

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« Le rocher de Tanios » – Amin Maalouf

le rocher de TaniosUn beau roman prenant pour cadre le village libanais de Kfaryabda dirigé par un cheikh amateur de femmes…il demande régulièrement aux femmes de son village de lui apporter quelques fruits ou quelques douceurs au moment de la sieste, et tout le monde sait qu’il est père de nombreux enfants dans le village. Et un jour il demande à la belle Lamia, épouse de son intendant Gérios de lui apporter des fruits pendant sa sieste.
Quelques mois après naît un garçon, qu’il prénomme comme si c’était son propre fils Abbas. Heureusement les  parents arrivent à donner à cet enfant le prénom de Tanios…Il n’en fallait pas plus pour semer un doute jamais éclairci dans l’esprit de chacun: qui est le vrai père de Tanios ?

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« Ma mère et moi » – Brahim Metiba

Ma mère et moiDifficile communication entre une mère et son fils. L’amour les rassemble, mais ces mots d’amour ne sont jamais dit, et tant de choses les séparent : elle aimerait qu’il se marie avec une musulmane, qu’il ait une vie conforme à la culture dans laquelle elle l’a élevé, mais il est homosexuel. Il est intellectuel, mais elle ne sait pas lire. Ils parlent, mais ne se parlent pas, s’entendent mais ne s’écoutent pas. Un dialogue impossible entre eux deux : « Ma mère me dit« …. »Je lui dis« . Alors pour essayer de créer ce dialogue, et d’instaurer un début de communication, il lui lit « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen, le livre d’un auteur juif lu à une femme musulmane : « Je me dis que ma mère pourrait trouver une phrase chez la mère d’Albert Cohen, et qu’elle comprendrait enfin ».

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« La joueuse de go » – Shan Sa

La joueuse de Go« Des soldats japonais traversent le carrefour, le drapeau fixé au bout de la baïonnette. Je distingue sous les casques des visages jeunes et cruels. Trapus, les yeux fendus, le nez écrasé sur une moustache, ils incarnent cette race insulaire qui, selon la légende, descend de la nôtre. Ils me dégoûtent. »…Ainsi parle la joueuse de go, jeune fille romantique, vivant dans les années 30 en Mandchourie occupée par les japonais.
Elle a 16 ans, presque le même âge que les occupants, va à l’école et a pour seul loisir et pour passion le jeu de go, qu’elle pratique en experte, en s’asseyant à une table sur une place, et en attendant l’adversaire qui viendra la défier. Seule femme admise dans ce jeu pratiqué par les hommes, elle aime ce jeu de stratégie, dans lequel on doit encercler les pions de son adversaire, tout en évitant que ses propres pions soient encerclés. Il faut « enlacer l’adversaire pour le vaincre, l’attirer dans ses bras pour le conquérir », « Les cavaliers de go, virevoltants et agiles, se piègent en spirale : l’audace et l’imagination sont ici les vertus qui conduisent à la victoire » Lire la suite →

« Neige » – Maxence Fermine

NeigeNe passez pas à coté de ce petit bijou  et de ces moments de poésie, et de bonheur assurés
 
Le périple de Yuko, jeune poète de 17 ans amoureux de la neige, écrivant des haïkus, petits poèmes de trois vers et de 17 syllabes ayant tous la neige pour thème. 
 
Yuko traverse le Japon et les Alpes japonaises pour aller à la rencontre de Soseki, très vieux maître en poésie, ancien samouraï, afin que ce dernier lui apprenne à « mettre de la couleur dans ses poèmes ».

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« Où en est la nuit » – Jean Hatzfeld

Où en est la nuitUn journaliste,  Frédéric,  retrouve à la frontière de la Somalie et de l’Éthiopie en guerre un marathonien, Ayanleh Makeda, déchu de son titre olympique pour dopage. Ancienne gloire de son pays qui l’a puni pour cette faute, il porte maintenant le fusil et creuse des tranchée sous les bombes. Double champion olympique il a gagné avec facilité le marathon de Sydney, de Boston ou d’Athènes… Pourquoi, en pleine gloire, toujours invaincu a-t’il succombé à la tentation du dopage? 

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« Le petit joueur d’échecs » – Yoko Ogawa

Le petit joueur d'échecsUn gamin, handicapé – il a les lèvres soudées à la suite d’une malformation de naissance mal corrigée – et solitaire rencontre un autre handicapé obèse quant à lui, incapable de se déplacer, vivant dans un autobus dont il ne peut sortir du fait de sa taille,  et donc également solitaire qui devient son ami et lui apprend les subtilités et la philosophie du jeu d’échecs. Progressivement il devient « Little Alekhine » en référence au  maître des échecs, Alexandre Alekhine, joueur franco-russe, en développant son propre jeu : Il se positionne sous l’échiquier et reconnait les déplacements des pièces à leur mélodie. Son maître lui dit : « Les échecs se pratiquent à deux, l’adversaire et soi-même, c’est une mélodie que l’on interprète à deux. C’est pourquoi, un jeu aussi pur que le tien est réduit à néant si le son de l’adversaire est brouillé. Moi je ne veux pas te voir jouer ainsi. Toi tu es capable de jouer de telle sorte que tout le monde en a le souffle coupé. Sur l’échiquier, non, sous l’échiquier tu peux graver un poème »

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