Laëtitia Perrais est cette jeune fille enlevée en janvier 2011 et assassinée, dont le corps démembré fut retrouvé 12 jours après ..D’autres crimes, d’autres faits divers ont, depuis, fait oublier en partie cette affaire. En partie seulement, car tous se souviendront de la tournure politique que prit cet enlèvement, le chef de l’État, Nicolas Sarkozy à l’époque ayant publiquement mis en cause l’incompétence des juges, leur promettant des sanctions.
Tout le monde se souviendra de ses propos, de l’indignation des magistrats, des lois qui s’en suivirent. Fautes supposées de la justice, parce que l’assassin arrêté deux jours après son crime avait des antécédents judiciaires.
Tout le monde se souviendra de ses propos, de l’indignation des magistrats, des lois qui s’en suivirent. Fautes supposées de la justice, parce que l’assassin arrêté deux jours après son crime avait des antécédents judiciaires. Fautes de la justice, ou manque de moyens, surcharge des services ?
Éternelle question.


Encore un roman sur le nazisme direz-vous…! Oui, mais un roman qui éclaire cette période avec un point de vue différent: la vie d’un ghetto, de plus de 230 000 personnes, celui de Łódź devenu par la volonté d’un homme l’une des plus importante usine de production pour l’armée allemande. Un roman qui s’appuie sur un très important travail de documentation de l’auteur qui étudia les archives juives et nazies du ghetto, photocopies d’archives intégrées aux pages du roman.
Esch adolescente de 14 ans nous raconte les 10 jours qui précèdent l’arrivée de Katrina, l’ouragan qui dévasta le sud des Etats Unis, puis le 11ème jour terrible. Esch seule gamine au milieu d’une famille noire composées uniquement d’hommes, la maman étant décédée en donnant naissance au petit dernier Junior. Une famille qui survit, sans beaucoup de moyens, unie autour d’un père souvent saoul, un frère aîné qui souhaite faire une carrière de basketteur, Junior et un autre qui ne vit que pour sa chienne pitbull qui vient de mettre bas…le « personnage féminin » présent en permanence au cours de ces 11 jours…comme sur la couverture du livre, une chienne de combat, sa fierté. 
Un garçon de quatorze ans porte sa mère mourante sur le dos. Ensemble ils se retrouvent au bord de la mer que la mère peut admirer une dernière fois avant de fermer les yeux…..Ce n’était pas la mer…



