Le 11 octobre 1914, au Bois-des-Loges, lors des premiers combats, la section de mitrailleurs du sous-lieutenant Julien Chapelant résiste vaillamment aux assauts allemands et cause d’importantes pertes à l’ennemi. Mais les munitions s’épuisent, les mitrailleuses sont lourdes à transporter et les camions n’arrivent pas. Les soldats sont encerclés et se rendent sur ordre du sous-lieutenant…Dans les rangs français l’ordre de tirer sur ces soldats déserteurs est donné, le sous-lieutenant est blessé à la jambe par un de ces tirs français. Malgré tout, le lendemain, il réussi son évasion et rampe dans le no-mans land qui sépare les deux armées. De là il est ramené dans les lignes française par ses camarades de combat.
Le Lieutenant-colonel Didier, son chef de corps, décide de le faire passer en conseil de guerre et d’en faire un exemple. Il lui propose même de se suicider avec son arme, sur son brancard, ce que Chapelant refusera.


Mais qui donc m’a suggéré cette lecture? J’avoue ne plus m’en souvenir. En tout cas mille merci à l’inconnu(e) qui m’a donné ces frissons, ce regret de fermer ce livre le soir pour aller au lit…ce plaisir.
La vie presque banale d’un gamin de 15 ans, une vie bouleversée par le hold-up minable commis par ses parents. Un père ancien aviateur, mis à la porte de l’armée pour des magouilles, incapable de s’adapter à cette nouvelle vie, n’arrivant pas à trouver un travail, à joindre les deux bouts, obligé de se lancer dans des boulots pour lesquels il n’est pas fait, qu’il abandonne pour de nouvelles magouilles, en mentant à sa famille, mensonges qui lui font croire à ses projets. Une mère juive, mariée trop tôt, parce qu’enceinte du jeune Dell, le narrateur et de sa sœur jumelle. Un couple qui ne se comprend pas, ne se parle pas, un père un peu fantasque, une mère « hostile au monde », souffrant d’un complexe de supériorité.
Ce roman fantastique a pour cadre une île du Japon, une île isolée du reste du monde : le ferry ne fonctionne plus. Des objets disparaissent brusquement de cette île et de la mémoire des habitants : les parfums, les oiseaux et tous les documents relatifs aux oiseaux, les roses, les graines, les livres brûles en autodafés…. On ne sait pas pourquoi ces disparitions arrivent, qui les décide…chaque disparation s’accompagne d’un trou dans les cœurs. Tous acceptent ces états de faits, sauf quelques irréductibles qui se cachent et qui conservent secrètement les objets disparus, interdits, et qui surtout conservent la mémoire de ces objets ou êtres vivants disparus.



