Presque 100 ans et toujours d’actualité…Toujours malheureusement !
Rentrée scolaire dans un lycée…que les gamins découvrent…ils entrent en troisième. Beaucoup, dont le narrateur, viennent de Saint-Xavier, collège religieux sans doute que j’ai perçu comme tenu par des jésuites…Un élève est remarqué, personne ne le connaît, il est décrit comme un gamin « petit et d’extérieur chétif » dont la figure est « assez laide » …Dès les premiers cours le gamin attire les réactions hostiles des professeurs et de ses camarades, par sa prétention et son langage. Bref il est assez peu sympathique.
Le narrateur sympathise toutefois avec lui, Silbermann, dont on ne connaîtra pas le prénom. Silbermann qui lui avoue qu’il est juif. ce qui ne manque pas d’attirer les remarques racistes des autres élèves, remarques racistes qui deviendront des coups, parce que le gamin ne fait rien, bien au contraire pour attirer l’amitié.
Il dispose chez lui d’une bibliothèque de livres rares, qui lui permettent de briller en classe et d’écraser (un peu trop) ses camarades et professeurs.
Il dispose chez lui d’une bibliothèque de livres rares, qui lui permettent de briller en classe et d’écraser (un peu trop) ses camarades et professeurs.


Missak…c’est Missak Manouchian chef d’un groupe de résistants d’origine arménienne tombés aux mains de l’armée nazie et fusillés le 21 février 1944.
Elias, gamin d’origine thaïlandaise est retrouvé mort, un soir d’hiver. Il faut très vite relever les indices, avant que la neige ne recouvre tout. La scène se passe en Islande…
Vieux, ta vie entière s’est accompagnée de l’activité parallèle des démons. Ils ne t’ont jamais lâché, faisant toujours leur apparition, se rappelant à toi, embrasant tes nuits sans effusion de sang, te protégeant et t’assaillant à la fois. » (P. 228)
Si l’on demandait à chacun de nous lecteurs, de citer un auteur et un titre d’un auteur indonésien, rares seraient sans doute ceux d’entre nous capables de le faire…Cette partie de notre monde nous est relativement méconnue, l’actualité l’ignore bien souvent.

« ….ce matin-là comme les autres, l’humour, l’apostrophe et une forme théâtrale d’indignation étaient les juges et les éclaireurs, les bons et les mauvais génies, dans une tradition bien française qui valait ce qu’elle valait, mais dont la suite allait montrer que l’essentiel du monde lui était étranger.. » (P. 51)
Certains livres ont la capacité de nous informer et de nous permettre de nous interroger. « Sapiens : une brève histoire de l’humanité »en faisait partie.