Pays aimé ou détesté, l’Amérique ou plutôt les Etats-Unis ne laissent personne indifférent….Jean-Paul Dubois y vécut, et s’y rendit plus de 70 fois pour le compte du Nouvel-Obs….il réunit dans « L’Amérique m’inquiète et autres récits » plus de 90 chroniques écrites pour le compte du journal… Un voyage dans la noirceur ou l’horreur, un voyage au sein de cette société de tous les excès, de tous les délires, de toutes les folies et névroses et aussi de toutes les hontes. Tout y passe : les droits constitutionnels, Dieu, la justice, la peine de mort, le dieu dollar, le sexe, les gaspillages, les affaires, la religion, la police, le Droit des armes, la pollution, Mc Donald’s, Elvis, le 11 septembre, le racisme et j’en passe.
Le fric, et encore le fric ….bref tout ce qui peut nous étonner, mais aussi nous indigner et nous faire gerber. On est, très souvent, bien loin du « rêve américain » décrit par d’autres auteurs. En tout cas, en ce qui me concerne, je n’ai pas rêvé ni fantasmé.


Premier ouvrage d’Hector Mathis, jeune auteur de 25 ans…Son écriture parfois nébuleuse mais toujours créative ne peut laisser indifférent. Très rythmée, elle bouscule, peut tantôt agacer, puis déconcerter, donner envie de tout envoyer balader, de refermer le livre et, finalement m’a très rapidement séduit.D’autant plus que dans les toutes premières pages du livre, on nage en plein brouillard, sans trop comprendre où l’on va…Persistez quelques minutes.
J’aimerais sincèrement que cette chronique permette de faire connaître ce livre, dont le titre « jeu de mots » m’avait intrigué et dont la lecture m’a procuré de nombreuses d’émotions.
J’ignorais que le gouvernement français de l’Occupation était parti se réfugier en Allemagne en septembre 1944, quelques mois après le débarquement allié…..À moins que le moustachu, n’ayant pas trop confiance en leur loyauté ait pris l’initiative de les écarter des affaires en les ayant sous la main.

Les plus anciens d’entre nous, ceux qui ont connu la blouse à l’école primaire, se souviennent certainement de cette période du début des années 60, de la fin de la guerre d’Algérie. Après Zappy Max, on nous imposait le calme au moment des informations qu’on écoutait dans un silence religieux à la radio. Nos préoccupations de gamins ne nous permettaient pas de tout comprendre, mais nous saisissions bien inconsciemment, du fait des visages soucieux de nos parents, le drame de la situation. 
S