« La disparition de Josef Mengele » – Olivier Guez

La disparition de Josef MengelePendant quatre ans presque, de 1945 à 1949, Joseph Mengele s’est caché en Allemagne et en Europe. Il vivait là sous le nez des nouvelles autorités de la RFA, et des américains. Puis il réussit à partir vers des cieux moins dangereux pour lui, vers l’Argentine, après être passé par la Suisse, suivant en cela le chemin d’exil de nombreux autres criminels nazis.
Perón et son régime accueillaient à bras ouverts tous ces criminels de guerre nazis…Combien comme Mengele purent y couler des jours heureux sous de fausses identités?
Mengele était sans doute l’un des pires bourreaux nazis.

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« La serpe » – Philippe Jaenada

La serpePhilippe Jaenada me fait penser par son physique et son comportement à un patou (Montagne des Pyrénées)…. vous savez, ces chiens de bergers débonnaires et câlins, patients et courageux, rongeant méticuleusement leurs os, et terriblement efficaces pour lutter contre les loups et protéger les brebis. J’espère qu’il ne m’en voudra pas 
Emmanuel, qu’il rencontre par hasard lui parle de son grand-père, dont tout le monde a entendu parler : Georges Arnaud, vous savez….c’est l’auteur qui a inspiré le film « Le salaire de la peur »…oui, le film est plus connu que le roman. Georges Arnaud – nom de plume d’ Henri Girard – a été accusé d’un triple meurtre, celui de son père, de sa tante et de la bonne, un meurtre commis avec une serpe qu’il avait emprunté et dont il s’était servi pour élaguer des jeunes sapins.

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« 10 jours dans un asile » – Nellie Bly

10 jours dans un asileNellie Bly jeune journaliste de 23 ans a pour patron Joseph Pulitzer, dont le nom  est mondialement connu de nos jours. Un nom associé aux prix Pulitzer, dont le plus convoité est décerné dans la catégorie journalisme. Un patron de presse incontestablement exigeant.
Il demande à Nellie Bly, jeune journaliste de 23 ans de se faire passer pour folle afin d’être hospitalisée en hôpital psychiatrique. Son reportage doit permettre de dénoncer les conditions de traitement des malades. Les prémices du journalisme d’investigation.
Elle s’installe dans une pension de famille, reste éveillée, les yeux hagards toute la nuit et au petit matin simule la folie : elle ne sait pas où elle a mis les troncs d’arbre qu’elle avait emportés !

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« À l’ouest rien de nouveau » – Erich Maria Remarque

À l'ouest rien de nouveauÉcrit par un auteur allemand, lui même soldat blessé au cours de la guerre de 1914-18, Ce livre fait partie de ceux qu’il faut avoir lu pour connaître, et comprendre ce drame.
Le narrateur, Paul Bäumer est un fantassin allemand, engagé volontaire poussé à la mobilisation par le nationalisme de ses instituteurs/professeurs. Comme beaucoup d’autres. 
Il écrira à leur sujet : « Ils auraient du être pour nos 18 ans des médiateurs et des guides nous conduisant à la maturité, nous ouvrant le monde du travail, du devoir, de la culture et du progrès, préparant l’avenir. »
Il n’a pas le comportement du tueur sanguinaire. C’est avant tout un homme qui nous fait partager avec réalisme cette guerre, qui nous montre que de part de d’autres, les souffrances furent identiques. Il nous décrit les brimades des chefs, la faim, les conditions de couchage dans la boue, le froid la nuit pendant les gardes.

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« Et vive l’Aspidistra ! » – George Orwell

Et vive l'aspidistraLe nom de George Orwell est souvent associé à deux dénonciations, à deux textes  « 1984 » d’une part et « La Ferme des Animaux » dans lesquelles il dénonce les régimes policiers et totalitaires. Le hasard des ballades sur Internet, m’a permis de connaitre d’autres textes moins connus, dont « Et Vive l’Aspidstra », non réédité et devenu indisponible en livre neuf. En occasion il atteint plus de 3 fois le prix mentionné en neuf….normal me direz-vous : « Et vive l’Aspidistra » a pour thème l’Argent, l’argent qui mène nos sociétés et dont on ne peut se passer. L’Argent nécessaire à la vie de chacun de nous. 

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« Les Vestiges du jour » – Kazuo Ishiguro

Les Vestiges du jourJ’ai découvert bien récemment cet auteur discret, Kazuo Ishiguro, comme de nombreux lecteurs je pense…Le comité d’attribution du Prix Nobel 2017 l’a mis en pleine lumière, de même que son roman « Les Vestiges du jour », son titre phare, mentionné par tous les médias. Un titre qui n’était pas référencé, parmi les ouvrages de la médiathèque qui me donne mes instants de bonheur, ni disponible dans les librairies locales. C’est grâce à Recyclivre, association récupérant des livres dont les lecteurs veulent se séparer, que j’ai pu me le procurer…..il valait à l’origine 120F TTC…! une « antiquité » datant de 1990.
Merci à ce lecteur anonyme qui a donné une deuxième vie à cet ouvrage qui va dorénavant continuer son voyage dans des boites à livres ou chez des amis

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« Photo de groupe au bord du fleuve » – Emmanuel Dongala

Photo de groupe au bord du fleuveJe suis bien incapable de dire comment j’ai connu ce livre qui figurait depuis des mois dans la liste toujours plus grande des ouvrages que je souhaite découvrir, afin continuer à voyager jusqu’au jour du  grand départ… 
Emmanuel Dongala, que j’ai découvert avec ce titre m’a transporté au cœur de l’Afrique Noire…non pas le noir couleur de peau, mais le Noir de la corruption, de la condition des femmes, de l’obscurantisme des sorciers, des superstitions, des viols, des mariages forcés, des veuves que la belle famille spolie et jette à la rue, le noir des dictateurs brassant des milliers, presque des millions de francs CFA pour les meilleures bouteilles de champagne et méprisant une population qui tous les jours trime pour manger.

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« Le chemin des âmes » – Joseph Boyden

le chemin des âmes.jpgNombreux sont les livres écrits sur la 1ère guerre mondiale, soit par des combattants qui ont vécu l’horreur, « Le Feu« , « Ceux de 14 » de Genevoix, « A l’ouest rien de nouveau », soit par des romanciers y compris récents qui reçurent des prix littéraires, « Au revoir là-haut« , « Le Garçon« …ces listes ne sont bien sûr pas limitatives.
Tout avait été dit, semble-il et puis c’est si loin…
Ceux qui ont eu comme moi, des grands-pères anciens combattants, ont entendu de leur part, quelques mots dans les années 50-60, quelques rares souvenirs, évoqués souvent les yeux humides. Ces hommes n’aimaient souvent pas parler de ces années, et souhaitaient éviter ces horreurs aux gamins que nous étions. « Plus jamais ça ! »
Une vieille indienne  Niska, a remonté la rivière dans son canoë, pour aller chercher, à la gare, Elijah, mais c’est son neveu Xavier qui vient regagner le Canada après plus de 3 ans de guerre en Europe.Xavier, indien Cree, est amputé d’une jambe, il calme ses douleurs, et ses angoisses aussi, grâce à ses dernières ampoules de morphine, dont il est devenu dépendant.
Il ne courra plus les bois.

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« Les huit montagnes » – Paolo Cognetti

Les huit montagnesUn grand bol de fraîcheur, d’espaces et de nature, d’alpage, de grand air et d’amitié.
Deux gamins de 10-11 ans se rencontrent dans les un village des Alpes Italiennes. Pietro d’une part, l’enfant de Milan vient avec ses parents, et accompagne son père, chimiste dans une usine de Turin, dans ses randonnées. Un père un peu fou qui veut gravir toutes les montagnes verticalement sans passer par les sentiers, qui enregistre ses courses sur des cartes…..
Pietro, quant à lui, a souvent le mal de la montagne l’obligeant à redescendre. Alors le père continuera seul ses randonnées « chacun en montagne a une altitude de prédilection, un paysage qui lui ressemble et dans lequel il se sent bien »
Et Bruno d’autre part qui vit chez son oncle avec ses cousins et qui accompagne les vaches dans les alpages. 

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« Bakhita » – Véronique Olmi

BakhitaLa gamine avait quand elle fut enlevée « cinq, six ou sept ans, comment savoir ? Elle est née en 1869. Peut être un peu avant. » Comment s’appelait-elle avant, elle ne s’en souviendra pas….mais le négrier qui la prit l’appela Bakhita  c’est à dire la « Chanceuse », une chanceuse qui sera bientôt incapable de dire où se trouve son village, et d’y retourner…
Son père était le frère du chef du village, et sa mère eut 11 enfants dont deux ont été enlevés, sans compter ceux qui sont morts dans l’enfance…banalité de l’Afrique, dans laquelle des hommes, des tribus gagnent de l’argent en enlevant les gamins et en les vendant comme esclaves. Non pas des esclaves qui partiront vers l’Amérique, mais des esclaves destinés à des maîtres africains, au Soudan, en Egypte….En effet, ce sont des africains qui furent responsables au XIXème siècle de la déportation, de l’esclavage d’autres africains…un fait culturel que Véronique Olmi nous rappelle..L’esclavage n’a pu exister que parce que des Africains l’organisaient.

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