Hugh McVey est un gamin élevé par son père, alcoolique et paresseux. Celui-ci oblige le gamin à travailler, afin de lui ramener de quoi picoler et ronfler. Hugh trouve un petit travail dans une gare. On est encore à la fin du XIX ème siècle. Et là, dans cette gare, il découvre LA femme…la première femme de sa vie, celle qui va le sortir de sa crasse intellectuelle, de sa paresse, lui faire découvrir, non pas l’amour – aucun des deux n’a la tête à ça – mais les livres, la culture. Elle est celle qui va lui faire découvrir son potentiel, qui va lui monter qu’il peut faire autre chose que balayer une gare.Et le gamin passera sa vie de gamin dans les livres, à rêvasser et en s’isolant. « Il sentait que pour une raison inconnue, l’humanité le tenait à l’écart. »


Entre Alès et Mende, en terre cévenole, bien loin de ces axes autoroutiers empruntés pour se rendre au soleil de la Méditerranée se trouvent les Doges. Ne cherchez pas sur les cartes…vous ne trouverez pas ce lieu-dit, ces deux vieilles fermes de pierres à coté de Grizac (village du parc national des Cévennes) : « Pour être précis, il faudrait dire qu’entre les Doges et le village les kilomètres ne duraient pas pareil, selon qu’on était en bonne ou en mauvaise saison. Les distances, dans ce coin-là, c’est du temps, pas des mètres. »
Un livre fascinant, un peu comme cette Islande !


C’est un bâtard, il se définit ainsi. On ne connaîtra jamais son nom.

Magyd Cherfi, ancien chanteur du groupe toulousain Zebda, d’origine kabyle, a grandi dans les cités nord de Toulouse, dans un univers d’immeubles, de cages d’escaliers, un univers de copains qui jouent au foot, qui « se chambrent », se traitent de pédés ou de tarlouzes, pour un oui ou pour un non. Un univers de coups parfois. Bref, les cités peuplées d’algériens restant entre eux, allant peu en ville, un univers clos, dans lesquels les gamins ont un seul destin, celui d’intégrer après la classe de cinquième les classes de lycées professionnels préparant aux métiers du bâtiment.