Il est agent des services secrets israéliens, spécialiste des interrogatoires musclés au cours desquels il utilise la violence, les coups pour faire parler les plus récalcitrants, pour obtenir un nom, une dénonciation… Toujours sur la brèche, il lutte en permanence contre les kamikazes cherchant à se faire exploser devant une synagogue, dans un bar. Alors tout lui est permis. Quelques fois les prisonniers meurent. Ses chefs lui le reprochent : le mort n’a pas parlé, n’a pas livré ses secrets, des noms…Ils lui demandent d’avoir un entretien, qu’il fuit, avec un psychologue. Pour lui, dans Israël qui possède « des satellites-espions capables de détecter l’odeur du rot que laissera échapper n’importe quel gars de Jénine après avoir mangé un hoummous aux fèves et aux oignons, on en revient toujours aux mêmes méthodes : la douleur, la peau, les nerfs, le sac en toile puant sur la tête, les mains attachées par des liens qui entaillent la chair. Le seul moyen d’éviter ça, c’est de les faire crever de trouille à l’idée de ce que tu risques de leur infliger. »



L
Il aurait tout pour être heureux : une maman qui aime les enfants, un papa complice…Oui, mais il y a Robert un autre gamin que sa maman a accueilli, un gamin dont il devient jaloux, il a quelques années de plus que lui, il peut passer devant dans la voiture…un gamin avec lequel sa mère se comporte comme si c’était son gamin, auquel elle porte une attention particulière : ils sont « famille d’accueil » et reçoivent des enfants placés par les services sociaux.
F
Réalisateur de documentaires animaliers, Monsieur Tanner hérite d’une vieille bâtisse ayant appartenu à un vieil oncle…Un beau bâtiment qui nécessite une remise en état et surtout qui doit répondre à ses goûts, au goût du jour. Alors Monsieur Tanner décide de vendre sa maison afin de financer les travaux. Incapable de réaliser lui-même le travail il décide de faire appel à des artisans, à des entreprises ayant pignon sur rue…rebuté par les tarifs proposés il décide de faire appel à des travailleurs au noir, de « pénétrer ce maquis de paroles évasives, de promesses flottantes, de talents approximatifs, de tarifs changeants, découvrir un monde hors taxes, hors norme, hors la loi, peuplé de débutants hésitants, de vieux rusés, de retraités chafouins, de branleurs somptueux, de génies caractériels, de fous complets, de demi-fous, d’irresponsables, de menteurs, de hâbleurs, d’arnaqueurs, un monde instable, prêt à sombrer pour un mot de trop, un coup de vent, un verre de vin, un monde où il manque toujours quelque chose, un outil, une planche, du sable, un sac de MAP, un tuyau, du courage, du courage.«
Un jeune homme, Moïse est enfermé dans une cellule d’un poste de police de Mayotte, petite île française.Il a tué Bruce.
Découvert au Salon du livre de Narbonne, « Juifs de France, pourquoi partir ? », est un coup de poing, comme Moati en a souvent donné dans chacun des films qu’il tourna en qualité de réalisateur ou dans ses livres. Un véritable travail d’enquête mené par ce journaliste. Un journaliste qui se définit comme « Juif mais pas que.. » qui » ne porte pas la kippa«