Une amie m’avait parlé de Looping, « histoire d’une femme au destin peu ordinaire » m’avait-elle dit, en me présentant le coté historique, mais romancé de l’ouvrage.Pourquoi pas après tout.
Autant vous prévenir de suite, Looping ne m’a pas retourné..C’est facile, je le sais.
Noelie dont on suit la vie et la famille, est une jeune femme née de la rencontre de sa mère Camilla et d’un militaire de passage..Histoire banale. Elle vit dans une famille d’agriculteurs italiens vivant de la vente de roses, mais le père du militaire, homme d’honneur, prendra Camilla et Noelie sous son aile. Elles connaîtront le luxe avant de revenir à la ferme et à leurs roses au décès du vieil homme. J’aurais aimé que la vie de ces agriculteurs pauvres soit plus développée.


P
Hugh McVey est un gamin élevé par son père, alcoolique et paresseux. Celui-ci oblige le gamin à travailler, afin de lui ramener de quoi picoler et ronfler. Hugh trouve un petit travail dans une gare. On est encore à la fin du XIX ème siècle. Et là, dans cette gare, il découvre LA femme…la première femme de sa vie, celle qui va le sortir de sa crasse intellectuelle, de sa paresse, lui faire découvrir, non pas l’amour – aucun des deux n’a la tête à ça – mais les livres, la culture. Elle est celle qui va lui faire découvrir son potentiel, qui va lui monter qu’il peut faire autre chose que balayer une gare.
Entre Alès et Mende, en terre cévenole, bien loin de ces axes autoroutiers empruntés pour se rendre au soleil de la Méditerranée se trouvent les Doges. Ne cherchez pas sur les cartes…vous ne trouverez pas ce lieu-dit, ces deux vieilles fermes de pierres à coté de Grizac (village du parc national des Cévennes) : « Pour être précis, il faudrait dire qu’entre les Doges et le village les kilomètres ne duraient pas pareil, selon qu’on était en bonne ou en mauvaise saison. Les distances, dans ce coin-là, c’est du temps, pas des mètres. »
Un livre fascinant, un peu comme cette Islande !


C’est un bâtard, il se définit ainsi. On ne connaîtra jamais son nom.
