Je connaissais F.O.G chroniqueur politique, souvent hâbleur et beau parleur, je ne connaissais pas F.O.G écrivain.Hasard des mises en avant de l’actualité littéraire dans la médiathèque que je fréquente…je tombe sur ce livre, lecture en diagonale de la quatrième de couverture…pourquoi pas.L’auteur, professeur aux Etats-Unis retrouve par hasard dans une vielle maison qu’il habite, le manuscrit des mémoire d’une femme, qui habita là autrefois….une femme Lucile Bradsock qui vécut mille vies et autant d’amours


Donya, jeune fille iranienne, n’a qu’un désir, celui de fuir le régie des mollahs, qui lui imposent le port du foulard, qui persécute tous ceux qui tentent de prendre quelques libertés avec leurs lois, avec leurs interdits. Une jeune fille de plus en plus rebelle au fil des pages, qui sera torturée à 12 ans, violée à vingt ans…
Tous les profs d’histoire qui ont attisé nos peurs des « interros écrites » nous ont parlé de ces grands hommes, généraux, rois, empereurs qui ont fait l’Histoire, qui ont gagné ou perdu des batailles. Les soldats qui crevaient sur le terrain étaient toujours oubliés. Un soldat fait la guerre, un général la gagne.
Kongzi n’est pas n’importe qui, à ses yeux au moins…il est l’un des descendants de Confucius…à la 76ème génération..il faut absolument qu’il ait un fils afin que cette longue filiation ne soit pas interrompue…Une fille, ça ne compte pas. Malheureusement sa femme Meili lui a donné une fille qui va sur ses 2 ans.
Encore un roman sur le nazisme direz-vous…! Oui, mais un roman qui éclaire cette période avec un point de vue différent: la vie d’un ghetto, de plus de 230 000 personnes, celui de Łódź devenu par la volonté d’un homme l’une des plus importante usine de production pour l’armée allemande. Un roman qui s’appuie sur un très important travail de documentation de l’auteur qui étudia les archives juives et nazies du ghetto, photocopies d’archives intégrées aux pages du roman.
Esch adolescente de 14 ans nous raconte les 10 jours qui précèdent l’arrivée de Katrina, l’ouragan qui dévasta le sud des Etats Unis, puis le 11ème jour terrible. Esch seule gamine au milieu d’une famille noire composées uniquement d’hommes, la maman étant décédée en donnant naissance au petit dernier Junior. Une famille qui survit, sans beaucoup de moyens, unie autour d’un père souvent saoul, un frère aîné qui souhaite faire une carrière de basketteur, Junior et un autre qui ne vit que pour sa chienne pitbull qui vient de mettre bas…le « personnage féminin » présent en permanence au cours de ces 11 jours…comme sur la couverture du livre, une chienne de combat, sa fierté. 


Roman salué par les surréalistes en 1953 lors de sa parution, « La chouette aveugle » est un texte aux allures fantastiques. Le livre d’un auteur resté dans l’ombre qui a choisi de partir en 1951.