Une vieille femme Aliide autrefois amoureuse du beau Hans, qui lui préféra sa sœur Ingel accueille en 1992 dans sa pauvre maison une jeune femme traquée et apeurée. Qui est cette jeune femme qui fuit des hommes qui veulent la tuer?A partir de cet évènement Sofi Oksanen construit un roman à tiroirs qui, au fur et à mesure que nous les ouvrons, nous font progressivement voyager au cours des époques, on avance, on revient en arrière, on passe de l’occupation allemande qu’on survole, à l’occupation russe, au stalinisme dans un premier temps mais aussi à la période Tchernobyl. On ouvre on ferme ses tiroirs, sans lassitude et sans se perdre jamais dans l’histoire, chaque tiroir ouvert nous permet d’avancer et de comprendre






L
gare, assemblages de feuilles de papier devant lesquels je passe sans même jeter un regard. Certains éditeurs en ont fait leur fond de commerce.

« Des soldats japonais traversent le carrefour, le drapeau fixé au bout de la baïonnette. Je distingue sous les casques des visages jeunes et cruels. Trapus, les yeux fendus, le nez écrasé sur une moustache, ils incarnent cette race insulaire qui, selon la légende, descend de la nôtre. Ils me dégoûtent. »…Ainsi parle la joueuse de go, jeune fille romantique, vivant dans les années 30 en Mandchourie occupée par les japonais.
Un journaliste, Frédéric, retrouve à la frontière de la Somalie et de l’Éthiopie en guerre un marathonien, Ayanleh Makeda, déchu de son titre olympique pour dopage. Ancienne gloire de son pays qui l’a puni pour cette faute, il porte maintenant le fusil et creuse des tranchée sous les bombes. Double champion olympique il a gagné avec facilité le marathon de Sydney, de Boston ou d’Athènes… Pourquoi, en pleine gloire, toujours invaincu a-t’il succombé à la tentation du dopage?