« Oran, langue morte » – Assia Djebar

oran-langue-morteCinq nouvelles, un conte, un récit : sept textes sur la condition des femmes en Algérie et dans le monde musulman, femmes menacées par les islamistes, femme française  aimée par un algérien, heureuse avec lui, enterrée comme une reine dans un cimetière musulman, femme de journaliste assassiné, fillettes enlevées …
Destins divers, heureux ou assassinés, depuis les années 40 jusqu’à nos jours en passant par les combats de la guerre d’indépendance. Des pages qui nous font voyager entre l’Algérie -Oran, Alger -, l’Europe – Paris, la Hollande, la Normandie, la Sardaigne, Verdun, l’Alsace, Monte Cassino, l’Allemagne  et le Moyen Orient Bagdad, Alep, le Kurdistan….
Un commun dénominateur : La femme, sexe faible et opprimé, sexe fort aussi. 
Une violence au quotidien.

Une écriture fouillée, précise, percutante, difficile parfois


L’auteure Assia Djebar


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« Comment peut-on être français ? » – Chahdortt Djavann

comment-peut-on-etre-francaisRoxane Khân, jeune iranienne, née en 1975, arrive à 25 ans à Paris pour fuir le régime des mollahs. Elle ne connait pas notre langue, ni notre pays. Éblouie par cette liberté nouvelle, elle déambule toute la journée et achète finalement un vélo pour découvrir encore plus rapidement cette nouvelle vie, cette ville. Elle a laissé en Iran des dizaines de frères et sœurs, elle est bien incapable d’en dire le nombre, son père Pacha Khan avait tant de femmes qu’elle ne connait même pas sa mère ni toutes ses sœurs. 
Quel bonheur pour elle d’abandonner son tchador noir, uniforme taillé par le gouvernement, de monter à vélo, de s’assoir à une terrasse de café et d’y commander un verre de vin…toutes chose interdites là-bas!
Pour être admis en France, pour devenir française, une fois les papiers obtenus, rapidement en ce qui la concerne, il lui faudra gagner de l’argent, trouver du travail et maîtriser notre langue.

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Dany Laferrière

« J’ai toujours pensé
Que c’était le livre qui franchissait
Les siècles pour parvenir jusqu’à nous.
Jusqu’à ce que je comprenne
En voyant cet homme
Que c’est le lecteur qui fait le déplacement.
Ne nous fions pas trop à cet objet couvert de signes
Que nous tenons en main
Et qui n’est là que pour témoigner
Que le voyage a bien eu lieu. » (« L’énigme du retour » – P. 32)

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Dany Laferrière

Dany Laferrière.jpg

Écrivain, et scénariste haïtien et québécois né à Port-au-Prince (Haïti) en 1953 

Membre de l’Académie française, où il est officiellement reçu en 2015. Il en est le deuxième membre ne possédant pas la nationalité française après l’américain Julien Green 

Quand il parle des livres, de la lecture ou de l’écriture Lire la suite

« L’énigme du retour » – Dany Laferrière

lenigme-du-retourDany Laferrière apprend la mort de son père, un père en exil….comme lui. Son père vivait à Brooklyn, lui vit au Canada.
Après cette annonce il part, déboussolé vers le Nord, puis aux obsèques, puis vers Haïti, prévenir sa mère qui vit y toujours, de la mort de son époux, un époux qu’elle a peu connu.  Le père était un opposant de Papa Doc, le fils était recherché par son fils Baby Doc. A une quinzaine d’année d’intervalle ils ont quitté cette femme qui vit seule depuis, dans la pauvreté, l’épouse et la mère, quitté Haïti, l’un et l’autre afin de ne pas subir la violence des « tontons macoutes », des tueurs des Duvallier.

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« Le lecteur de Jules Verne » – Almudena Grandes

le-lecteur-de-jules-verneNino est un gamin d’une dizaine d’année de la fin des années 40 en Espagne. Si nous le rencontrions aujourd’hui en Espagne, il serait l’un de ces vieux de presque 80 ans….
Il grandit entre l’école, les montagnes andalouses de Jaén et la caserne où son père est garde-civil. Un père qui s’absente la nuit pour des missions de maintien de l’ordre, pour rechercher Cencerro, chef des rebelles, pour des arrestations de républicains…Des garde-civils qui, aussi, sur ordre tuent d’une balle dans le dos ceux qui ont été interrogés, en prétextant leur tentative d’évasion…
Nino est souvent réveillé, la nuit, par les cris des personnes torturées de l’autre coté des fines cloisons de la caserne. 

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Francisco Coloane

« Je ne peux pas non plus m’expliquer comment j’ai appris rapidement à lire et à écrire. C’est ce qui m’arrive quand j’écris une nouvelle ou un roman. Tantôt je le fais avec bonheur et enthousiasme, tantôt avec effort et ennui. Et si ce que j’écris me barbe, j’abandonne très vite, car je pense que cela barbera également le lecteur. C’est pourquoi la littérature n’a pas été pour moi aussi indispensable qu’on pourrait le penser. Je peux parfaitement vivre sans elle, surtout si je n’ai pas la liberté d’exprimer ce que je ressens. » (« Le Passant du bout du monde » – P. 38) Lire la suite

« Le Passant du bout du monde » – Francisco Coloane

Le Passant du bout du mondeJ’avais découvert Francisco Coloane grâce Luis Sepulveda dans « Une sale histoire : (Notes d’un carnet de moleskine) ». Coloane est pour lui « Le plus grand écrivain du Chili »…J’avais beaucoup aimé « Le Dernier mousse ». Dans « Le passant du bout du monde », Coloane nous raconte son enfance, sa vie, son amour pour les îles Chiloé qui l’ont vu naître et grandir, pour la Province des Magellanes…un coin du monde dont personne ne parle, battu par le vent austral, pays de landes, de moutons…Il nous conte les légendes qui façonnent les gamins.

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