Archives de Catégorie: Romans
« 2084 La fin du monde » – Boualem Sansal

Dernier roman et pas le moindre de Boualem Sansal..il s’est essayé à un genre nouveau… : le roman dystopique..dans la même veine que « Farenheit 451 », « Le meilleur des mondes », « Nous autres » ou « 1984 » de George Orwell, auquel il fait plusieurs allusions dans ce nouveau roman, mais son pari n’est pas totalement réussi.
Nous sommes en Abistan, un immense empire aux soixante provinces dirigé par Abi, le « Bigaye », prophète délégué de Yölah.
En 2084 la Grande Guerre Sainte s’est achevée par une victoire sur la Grande Mécréance. Elle fut remportée par les disciples d' »une forme gravement dégénérée d’une brillante religion »!!! Cette guerre a transformé ainsi d' »inutiles et misérables croyants en glorieux et profitables martyrs ». 2084 est la date jusqu’à laquelle on sait remonter le temps…. Lire la suite
« Paradis amer » – Tatamkhulu Africa
Oubli ou puritanisme ?
Publié en Afrique du Sud peu de temps avant la mort de l’auteur Tatamkhulu Africa en 2002, ce livre est édité plus de 13 ans après en France… c’était peut être trop tôt pour aborder pendant 13 ans un sujet iconoclaste sans doute …l’homosexualité dans les camps de prisonniers de guerre. Les Presses de la Cité ont pris la pari….Bravo !
Tatamkhulu Africa, Tom dans le livre, reçoit une lettre et un colis provenant d’un copain qui vient de mourir, prisonnier de guerre comme lui, qu’il n’a pas vu depuis cinquante ans…Les souvenirs reviennent.. Lire la suite
« Rue Darwin » – Boualem Sansal
Yaz, accompagne sa mère à Paris, elle vient faire soigner son cancer. Elle arrive épuisée et dans le coma. Ses enfants sont venus des 4 coins du monde où ils ont émigré et réussi. Tous sont là pour l’accompagner sauf Heti, qui lui a choisi de vivre un islam intégriste avec les talibans..Malheureusement son état ne lui permettra pas de voir une dernière fois ses enfants réunis.
Quand Yaz s’est penché pour l’embrasser une dernière fois « une voix, comme un écho venant de loin a résonné dans sa tête : « Va retourne à la rue Darwin« ».
« Disgrâce » – John Maxwell Coetzee
David Lurie, personnage central du roman, est un professeur qui s’ennuie, il ne passionne pas ses étudiants. C’est un spécialiste de Byron, sur lequel il souhaite écrire un livre. il dit lui même de lui : « l’enseignement n’a jamais été ma vocation. En tout cas, je n’ai jamais aspiré à enseigner aux autres comment mener leur vie, L’enseignement c’est un gagne-pain ».
Deux fois divorcé, il a une vie sexuelle un peu tristounette…une prostituée, toujours la même une fois par semaine qui lui apporte « Un bonheur modéré »…. Jusqu’au jour où il approche une de ses étudiantes un peu paumée elle aussi, qu’il va inviter et séduire : « La beauté d’une femme ne lui appartient pas en propre. Cela fait partie de ce qu’elle apporte au monde, comme un don. Elle a le devoir de la partager » … Comme il le lui avait demandé elle fera son devoir et partagera sa beauté… mais son père portera plainte.
« Une enfance de Jésus » – John Maxwell Coetzee
Un roman captivant, mais qui laisse perplexe.
Un homme d’environ quarante-cinq ans et un gamin de 5 ans, sortent d’un camp de réfugiés qui les a accueillis à la sortie du bateau. On n’est bien incapable de localiser ni l’action ni la décennie de notre siècle et ceci tout au long du roman.
D’où viennent-ils? On l’ignore : le gamin, David récitera un poème en allemand et dira « c’est de l’anglais »…Ils apprennent l’espagnol, les noms des villes sont espagnols….
« Les mille maisons du rêve et de la terreur » – Atiq Rahimi
Dès le début on se demande un peu où l’auteur veut nous emmener…
Un homme se réveille lentement, halluciné, il l’impression d’avoir été enterré dans une tombe. « Suis-je dans le noir ou ai-je les yeux fermés ? Peut-être les deux . Il fait nuit et je dors. Mais pourtant je pense, comment se fait-il? » . Est il blessé, sort-il du coma, que lui est il arrivé?
« Maudit soit Dostoïevski » – Atiq Rahimi
Le jeune Rassoul fracasse la tête d’une vieille femme pour lui voler son argent. Et une fois son geste fait, il pense à « Crime et Châtiment » de Dostoïevski.
Obligé de quitter rapidement les lieux afin de ne pas être surpris par une mystérieuse femme en tchadari bleu ciel, il est étonné que ce crime reste ignoré. Personne n’en parle et même le corps a disparu ainsi que toute trace. Lire la suite
« Terre et cendres » – Atiq Rahimi
Un vieil homme part avec son petit fils annoncer à son fils, qui travaille dans une mine, une terrible nouvelle : tout leur village a été détruit, toute leur famille, tous les habitants sauf eux deux sont morts écrasés sous un bombardement russe.« La bombe était très forte. Elle a tout fait taire. Les tanks ont pris la voix des gens et sont repartis ». Pas de scène de combat, pas de soldat…. juste un camion avec l’étoile rouge sur sa porte dans les premières pages.
« L’homme qui aimait les chiens » – Leonardo Padura
Le destin croisé de 3 hommes qui, chacun, aimaient les chiens
Ivan aurait aimé être écrivain, mais le régime cubain n’ayant pas trouvé ses nouvelles « conformes » à l’esprit révolutionnaire l’a poussé à devenir vétérinaire. Il se lit d’amitié avec un homme âgé qui promène régulièrement ses 2 barzoïs sur la plage, cet homme lui confiera un manuscrit… Lire la suite


