Archives de Catégorie: Pensées d’auteurs
Françoise Houdard
« Tu vois, Garçon, ils sont tous là mes livres. Je n’en ai jamais jeté un seul, même piqué d’humidité. Je ne les ai pas tous lus, loin s’en faut. Mais les avoir là, autour de moi, va m’a toujours rassurée. Ils sont là, dans la maison, comme des présences invisibles mais bienveillantes Je ne me sens jamais seule au milieu d’eux. J’en prends un au hasard, parfois. Je feuillette pour trouver le nom d’un personnage qui m’accompagnera toute la journée. Je lui parle. Jeanloup dit que ça me rend un peu fada toutes ces lectures. » (P.37 – Retour à Domme)
Jaume Cabré
« un livre qui ne mérite pas d’être relu ne mérite pas davantage d’être lu ». (Confiteor)
Richard Wright
« J’avais soif de livres, de nouvelles façons de voir et de concevoir. L’important n’était pas de croire ou de ne pas croire à mes lectures, mais de ressentir du neuf, d’être affecté par quelque chose qui transformât l’aspect du monde. »(P. 336 – Black Boy)
« Je recommençais à lire et à m’émerveiller comme seul peut lire et s’émerveiller le naïf et l’illettré, avec l »impression que je tramais chaque jour avec moi un criminel fardeau » (P. 339 – Black Boy) Lire la suite
Maxence Fermine
Amin Maalouf
« Si nous tenons à préserver la paix nos villes, dans nos quartiers, comme sur l’ensemble de la planète, si nous souhaitons que la diversité humaine se traduise par une coexistence harmonieuse plutôt que par des tensions génératrices de violence, nous ne pouvons plus nous permettre de connaître «les autres» de manière approximative, superficielle, grossière. Nous avons besoin de les connaître avec subtilité, de près, je dirais même dans leur intimité. Ce qui ne peut se faire qu’à travers leur culture. Et d’abord à travers leur littérature. L’intimité d’un peuple, c’est sa littérature. C’est là qu’il dévoile ses passions, ses aspirations, ses rêves, ses frustrations, ses croyances, sa visions du monde qui l’entoure , sa perception de lui-même et des autres y compris de nous-mêmes. Parce qu’en parlant des «autres» il ne faut jamais perdre de vue que nous-mêmes, qui que nous soyons, nous sommes aussi «les autres» pour tous les autres » ( « Le dérèglement du monde » – P. 206)
« Même à celui qui possède tout, on peut toujours offrir un vieux livre » (« Les échelles du Levant« – P. 48)
Michel TOURNIER
“Celui qui lit possède des ailes qui lui permettent de s’enfuir dans des pays merveilleux… Ne pas lire, c’est ramper sur le sol comme un ver.”
Milan KUNDERA
« Pour Teresa, le livre était le signe de reconnaissance d’une fraternité secrète. Contre le monde de la grossièreté qui l’entourait, elle n’avait en effet qu’une seule arme : les livres qu’elle empruntait à la bibliothèque municipale ; surtout des romans : elle en lisait des tas de Fielding à Thomas Man. Ils lui offraient une chance d’évasion imaginaire en l’arrachant à une vie qui lui apportait aucune satisfaction, mais ils avaient aussi un sens pour elle en tant qu’objets : elle aimait se promener dans la rue avec des livres sous le bras. Ils étaient pour elle ce qu’était la canne élégante pour le dandy du siècle dernier. Ils la distinguaient des autres » ( « L’insoutenable légèreté de l’être » – P. 63)
« C’est à l’hôpital que j’ai commencé à classer les livres en deux catégories : les diurnes et les nocturnes. C’est vrai, il y a des livres pour les jours et des livres qu’on ne peut lire que la nuit » (« L’insoutenable légèreté de l’être » – P. 135)
Elif SHAFAK
« Le mot FIN n’apparaît jamais quand tu termines un livre. Quand je referme un roman, je n’ai pas l’impression d’avoir terminé quoi que ce soit, si bien que j’ai besoin d’en ouvrir un autre » (La bâtarde d’Istanbul – P. 101)
Laurent BINET
« Un roman n’est pas un rêve, on peut mourir dans un roman. Ceci dit, normalement on ne tue pas le personnage principal, sauf éventuellement à la fin de l’histoire. Mais si jamais c’était à la fin de l’histoire, comment le saurait-il ? Comment savoir à quelle page de sa vie on est ? Comment savoir quand notre dernière page est arrivée ? » ( « La septième fonction du langage » – P. 401)

