Nous échangions sur nos coups de cœur littéraires avec un ami, quand celui-ci me parla de « Ces rêves qu’on piétine » et m’intrigua en me disant « Savais-tu que l’épouse de Goebbels avait un père juif, enfin pas son père, mais le mari de sa mère, dont elle portera le nom ? » Je craignais de lire un ixième livre sur la 2ème guerre mondiale, sur le nazisme….cette période qui fascine les auteurs…et les lecteurs.
Bien sûr ce livre a pour cadre cette période. Mais il est différent des autres ouvrages, car il aborde ce cataclysme sous un angle à la fois historique, psychologique et romancé, en mettant en parallèle des destins : d’une part celui de déportés et d’un homme en particulier, et d’autre part celui de cette femme, la première dame du régime, cette femme mère de sept enfants, qui se cache comme un rat dans le bunker de Berlin, alors que les soldats russes avancent dans les décombres. Cette femme qui connut la puissance et la gloire est considérée comme la première dame du régime et eut même un amant juif…
Comment ne pas s’interroger face à ce destin ?


En 1984 Philippe Besson avait 17 ans, et allait passer le bac dans un lycée de province, celui de Barbezieux en Charente. Les gamins sont méchants, ce n’est pas une nouveauté, alors comme il aimait les livres et n’était pas du tout intéressé par le sport, les insultes fusaient »sale pédé », « tapette ». Insultes tellement faciles, timide on ne lui connaissait aucune petite amie….et puis un jour son regard croisât celui d’un autre jeune…il se retrouvèrent et découvrirent ensemble les caresses, la sexualité, le manque, le besoin de se retrouver…et le nécessité de se cacher, de s’ignorer devant les autres malgré une complicité certaine. 

Tous les jours – ou presque, les journaux télé, radio ou papier nous rappellent l’état de crise du Moyen-Orient… crise durable entre Israël et les Palestiniens, attentats meurtriers, terrorisme, guerres civiles, problèmes irakiens et syriens…et ceci malgré la présence de troupes occidentales, malgré les interventions multiples des États-Unis, de la France, de l’Angleterre, de la Russie. Les sommets se multiplient, la paix n’est toujours pas au rendez-vous. Une paix qui semble impossible
Je n’aurais sans doute jamais connu Jean Guilaine et ce livre sans cette bibliothécaire, qui me dit: « Vous me direz ce que vous pensez de ce livre…Je l’ai bien aimé ! Vous connaissez Jean Guilaine? Il est de Carcassonne… »
Il y a quelques mois, par hasard, je découvrais Sándor Márai avec Les Braises et la Sœur ..Et les quelques mots écrits sur la quatrième de couverture de « Ce que j’ai voulu taire » que je feuilletais dans la bac des livres à ranger en rayon de la Médiathèque m’ont interpellé : « Longtemps présumé perdu avant d’être retrouvé et de paraître en 2013… »…
« Johnny chien méchant »….fait partie de ces livres écrits pour bousculer notre tranquillité de lecteur, nous déranger…l’un de ces livres qu’on n’oublie pas, tant ils sont criants de vérité, tant ils sont porteurs d’indignation diverses.
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