Mendel Singer est un instituteur juif de la fin du 19ème siècle qui enseigne la bible à douze élèves du shtetl de Zuchnow, ville de la province de Volhynie, dans l’ancienne Russie, actuellement en Pologne. « Il était pieux, craignait Dieu et n’avait rien d’exceptionnel, c’était un juif tout à fait ordinaire » . Il vit pauvrement avec sa femme et ses trois enfants, quand naît un enfant handicapé mental et physique Menuchim. Cette famille très croyante y voit une nouvelle épreuve de Dieu, épreuve comparable à celles qu’eut à affronter Job, personnage biblique. Le rabbin que la famille consultera déclara : « Menuchim, fils de Mendel guérira. Il n’aura guère son pareil dans le peuple d’Israël. La souffrance le rendra sage, la laideur le rendra bon, l’amertume le rendra doux et la maladie le rendra fort. Des yeux seront vastes et profonds, ses oreilles fines et pleines d’écho. Sa bouche restera muette, mais quand il ouvrira les lèvres, elles seront annonciatrices de bonnes choses. N’aie pas de crainte et rentre chez toi ! »



Une journée pas tout à fait comme les autres pour une famille ouvrière de 5 personnes à proximité de Clermont-Ferrand : le 9 juillet 1961 : la télévision arrive dans la famille.
Esther Duvaux, la quarantaine, ancienne infirmière devenue bibliothécaire, propose à Angeline, cheffe d’une famille de gitans de venir lire des livres
Gabriel est un gamin heureux d’une dizaine d’années, vivant sans soucis dans le quartier résidentiel de Kinanira à Bujumbura, capitale de la République du Burundi. C’est un gamin couleur « caramel », son père cadre français expatrié dirige une usine d’huile de palme, sa mère est Tutsi. Une famille comme beaucoup d’autres qui connaît malgré tout des tensions entre les parents. Ses copains sont comme lui des enfants métis aux prénoms français. Ils se retrouvent régulièrement dans leur quartier général, une épave de Combi Volkswagen, leur petit cocon, dans lequel ils se régalent des mangues juteuses qu’ils chapardent dans les jardins voisins. « C’était le bonheur. La vie sans se l’expliquer ». 


Li Guangtou et Song Gan sont deux gamins qui deviendront « frères » quand leurs parents, veufs tous deux se rencontreront, s’aimeront et se marieront. Deux galopins qui se promettent assistance et des liens indéfectibles, à la vie, à la mort se créent entre eux.
Une jeune femme Evelyne et son gamin, Charbel, arrivent dans un village des montagnes du Liban. Après avoir été rejetée du fait de sa grossesse elle revient et propose au chef du village un projet ambitieux : créer une activité de sériciculture qui pourrait donner du travail aux femmes et assurer la prospérité du village.