Ils sont cinq, quatre plus le chauffeur. Entassés dans la voiture, ils ne se connaissent pas, ils se taisent…tous concentrés sur l’objectif de leur mission au Stade de France, ce soir du 13 novembre 2015….Concentrés face à leurs dernières heures de vie.
Concentrés face au Paradis qui les attend…
Chacun d’eux doit faire sauter la bombe qu’il porte autour du ventre dans un endroit bien déterminé du stade, afin de causer le plus grand nombre de victimes. Khalil, lui, doit faire exploser sa bombe dans une rame de métro, une rame qui devrait accueillir la foule hallucinée de passagers terrorisés par ce qu’ils viennent de vivre sur les gradins. On en frémit. Chacun de nous se souvient de cette soirée d’horreur que nous avons vécue, chacun de nous se souvient de ces autres soirées, qui ont précédé ou suivi celle-ci.
Malgré ses efforts dans cette rame bondée, Khalil n’arrivera pas à faire sauter sa bombe. Par ses propres moyens il devra donc revenir en Belgique, d’où il est parti, non sans avoir caché sa ceinture, après l’avoir examinée sous tous les angles….Et là, surprise ! je n’en dirai pas plus..


Jmiaa est une prostituée marocaine, elle vit seule avec sa fille à Casablanca depuis que son mari qui la frappait l’a quittée. Il était un beau mari, aimant et travailleur, qui devient son mac et oublia son travail pour vivre grâce à celui de sa femme. Ce n’est pas une grosse perte pour elle, loin de là. Au moins, elle profite seule de l’argent qu’elle gagne, même si de temps en temps il vient lui en réclamer. Au moins elle n’est plus battue. D’un caractère très affirmée, elle met en valeur ses courbes très généreuses afin d’attirer des clients dans sa petite chambre proche du marché. « J’ai 34 ans, une fille, et que pour vivre, je me sers de ce que j’ai. » dira-t-elle.
Écrire pour crever un abcès, pour comprendre un pan de l’histoire familiale et de la grande Histoire de l’Espagne, pour comprendre une honte, pour comprendre le choix d’un homme, d’un parent présent dans son arbre généalogique, écrire pour mieux connaître sa famille, pour mieux se connaître…tel pourrait l’objet de ce livre « Le Monarques des ombres ».
J’ai fait connaissance avec Henri Roth, cet été, au hasard d’une visite dans une boîte à livres, sur la plage…Dans la grande « famille » des Roth, je ne connaissais que Philip et Joseph. Petite précision, aucun d’eux n’a de liens de parenté avec les autres…
Si je devais définir Guy Boley, je dirais de lui que c’est d’abord le « Fils du père », le fils de René.
Mais que se passait-il donc la tête du « Guide de la Révolution », alors qu’il fuyait Tripoli… Quelles étaient ses dernières pensées, que furent ses dernières actions ?…
Presque 100 ans et toujours d’actualité…
Premier ouvrage d’Hector Mathis, jeune auteur de 25 ans…Son écriture parfois nébuleuse mais toujours créative ne peut laisser indifférent. Très rythmée, elle bouscule, peut tantôt agacer, puis déconcerter, donner envie de tout envoyer balader, de refermer le livre et, finalement m’a très rapidement séduit.D’autant plus que dans les toutes premières pages du livre, on nage en plein brouillard, sans trop comprendre où l’on va…Persistez quelques minutes.
J’ignorais que le gouvernement français de l’Occupation était parti se réfugier en Allemagne en septembre 1944, quelques mois après le débarquement allié…..À moins que le moustachu, n’ayant pas trop confiance en leur loyauté ait pris l’initiative de les écarter des affaires en les ayant sous la main.