Ramatoulaye femme sénégalaise vient de perdre son mari décédé d’une crise cardiaque. Un mari avec lequel elle a eu 12 enfants pendant leurs 30 années de vie commune. Il avait obtenu en France sa licence en droit et avait été avocat des syndicats puis fonctionnaire. Elle écrit ces longues lettres destinées à son amie Aïssatou : « la confidence noie la douleur ».Une douleur vive en partie du fait de ce décès, mais aussi parce que en respect de la tradition africaine, elle est dépouillée de ses biens, de la maison familiale, quelques jours après le décès par la belle famille de son mari…un mari qui l’avait abandonné pour épouser une gamine amie de lycée de sa propre fille…
Douleurs joies et peines diverses ponctuent ces courriers. Plus tard des prétendants lui proposeront le mariage.


Pour Ali et ses frères leur vie simple débuta comme un « conte de fées ». L’oued en crue, dans lequel il se baignaient, charriait les eaux de la fonte des neiges…et dans celles-ci un pressoir qui aurait pu les percuter. Un rocher l’arrêta. « Alors ils sortirent le pressoir de l’eau, le remirent en état et l’installèrent dans leur jardin. Peu importait désormais que leurs maigres terres fussent stériles car les autres venaient à eux avec les olives de leurs arpents et eux en faisaient de l’huile. Bientôt, ils furent suffisamment riches pour acheter leurs propres parcelles. »
Christopher, jeune gamin anglais, découvre Wellington, le chien de ses voisins, tué sur une pelouse, une fourche le clouant au sol. Aimant les chiens, il décide de mener une enquête afin de découvrir qui est l’assassin.
L’action de ce livre mettant en scène des femmes de conditions diverses, se déroule dans un pays imaginaire d’Afrique : le Diamonda, un pays dans lequel le lecteur pourrait reconnaître beaucoup de pays d’Afrique noire, « jeune nation pleine aux as des revenus du cacao, du pétrole et des diamants », devant faire face à un coup d’état…Tout ceci parce que « la police, en proie à une transe inexplicable que certains avaient qualifiée de mystique, avait tiré à balles réelles sur les paysans venus protester contre le prix dérisoire auquel ils étaient contraints de céder leurs récoltes. »
Le vote récent d’indépendance de la Catalogne, m’a incité à en savoir plus, à tenter de comprendre cette revendication. Alors j’ai cherché, sur internet et dans les rayons de ma médiathèque, en utilisant les mots clés « Catalogne, Catalan, livre…. ». Je suis bien sûr tombé sur tous les guides touristiques, tous les dictionnaires…et bingo! sur ce titre intrigant et provocateur « Le dernier homme qui parlait catalan », traduit du catalan…un livre qui sort très rarement des rayons parait-il !


Je n’aurais sans doute jamais connu Jean Guilaine et ce livre sans cette bibliothécaire, qui me dit: « Vous me direz ce que vous pensez de ce livre…Je l’ai bien aimé ! Vous connaissez Jean Guilaine? Il est de Carcassonne… »
« Johnny chien méchant »….fait partie de ces livres écrits pour bousculer notre tranquillité de lecteur, nous déranger…l’un de ces livres qu’on n’oublie pas, tant ils sont criants de vérité, tant ils sont porteurs d’indignation diverses.