Un petit bijou à dévorer d’urgence si vous ne connaissez pas. « Le Dr Strauss dit que je devrez écrire tout ce que je panse et que je me rapèle et tout ce qui marive à partir de mintenan »….Alors Charlie écrit, avec ses mots, dans des « conte randu » datés, tout ce qui lui passe par la tête, ses émotions, décrit sa vie, ses amis, son bonheur de vivre.
Charlie est un infirme moteur cérébral…Parce que Monsieur Donner, boulanger connaissait son oncle, il l’embaucha pour lui confier des petits travaux, livraison, nettoyage. Charlie est heureux, il est apprécié de ses collègues de travail. Charlie a été volontaire pour que le professeur Nemur tente sur lui une opération du cerveau qui lui donnerait les capacités intellectuelles qu’il n’a pas.


G
Ramatoulaye femme sénégalaise vient de perdre son mari décédé d’une crise cardiaque. Un mari avec lequel elle a eu 12 enfants pendant leurs 30 années de vie commune. Il avait obtenu en France sa licence en droit et avait été avocat des syndicats puis fonctionnaire. Elle écrit ces longues lettres destinées à son amie Aïssatou : « la confidence noie la douleur ».
J’ai attendu quelques jours avant d’écrire cette chronique…j’avais le choix entre écrire une chronique assassine ou élogieuse…entre les deux mon cœur balance. Je ne suis pas un lecteur assidu de polars et j’ai découvert ce livre dans le rayon nouveautés ma médiathèque, un livre dont tout le monde parlait avec des superlatifs caustiques ou élogieux selon les lecteurs. Je n’avais jamais lu de livre de cet auteure…je ne savais même pas que Fred Vargas était une femme….
Pour Ali et ses frères leur vie simple débuta comme un « conte de fées ». L’oued en crue, dans lequel il se baignaient, charriait les eaux de la fonte des neiges…et dans celles-ci un pressoir qui aurait pu les percuter. Un rocher l’arrêta. « Alors ils sortirent le pressoir de l’eau, le remirent en état et l’installèrent dans leur jardin. Peu importait désormais que leurs maigres terres fussent stériles car les autres venaient à eux avec les olives de leurs arpents et eux en faisaient de l’huile. Bientôt, ils furent suffisamment riches pour acheter leurs propres parcelles. »
Christopher, jeune gamin anglais, découvre Wellington, le chien de ses voisins, tué sur une pelouse, une fourche le clouant au sol. Aimant les chiens, il décide de mener une enquête afin de découvrir qui est l’assassin.
Le vote récent d’indépendance de la Catalogne, m’a incité à en savoir plus, à tenter de comprendre cette revendication. Alors j’ai cherché, sur internet et dans les rayons de ma médiathèque, en utilisant les mots clés « Catalogne, Catalan, livre…. ». Je suis bien sûr tombé sur tous les guides touristiques, tous les dictionnaires…et bingo! sur ce titre intrigant et provocateur « Le dernier homme qui parlait catalan », traduit du catalan…un livre qui sort très rarement des rayons parait-il !
En 1984 Philippe Besson avait 17 ans, et allait passer le bac dans un lycée de province, celui de Barbezieux en Charente. Les gamins sont méchants, ce n’est pas une nouveauté, alors comme il aimait les livres et n’était pas du tout intéressé par le sport, les insultes fusaient »sale pédé », « tapette ». Insultes tellement faciles, timide on ne lui connaissait aucune petite amie….et puis un jour son regard croisât celui d’un autre jeune…il se retrouvèrent et découvrirent ensemble les caresses, la sexualité, le manque, le besoin de se retrouver…et le nécessité de se cacher, de s’ignorer devant les autres malgré une complicité certaine. 