Il a connu la vie heureuse en famille, la vie des juifs de l’Europe de l’Est, l’antisémitisme croissant, la déportation, la mort violente de sa mère, les camps dont il s’évadera à 10 ans, une longue errance dans les bois, la libération par l’Armée Rouge, l’arrivée en Italie, puis en Israël, la guerre des Six Jours…. Il est maintenant l’un écrivains israéliens majeurs.Un livre sur la Shoah ? Non, il se refuse de décrire la Shoah « J’ai essayé plusieurs fois de raconter tout cela sur un ton documentaire, mais chaque tentative se soldait par un échec. Tout simplement parce que ce que j’ai vécu n’est pas… croyable. Vous ne pouvez pas exprimer la peur et l’angoisse d’un enfant sans utiliser des métaphores. Il m’a fallu, pour rendre à mon histoire sa crédibilité, rompre avec le récit logique, passer par la fiction et me détacher de mes souvenirs ».


Yedidyah Wa, journaliste est heureux: Critique de théâtre new-yorkais, tous les soirs il assiste à un spectacle de théâtre afin de rédiger sa chronique du lendemain. Ses papiers sont appréciés.
C’est l’été, un peu de fraîcheur vous ferait du bien, une envie de retour à l’adolescence ?
Franco a pris le pouvoir et implacablement, son pouvoir, ses phalangistes emprisonnent, jugent, condamnent hommes et femmes parce qu’ils sont républicains, même s’ils n’ont pas de sang sur les mains. Des condamnations toujours lourdes, la peine de mort, la Pepa, est souvent appliquée au petit matin. les exécutions ont lieu par groupe…On était arrêté, torturé, emprisonné, simplement parce qu’on avait reçu une lettre de France..
Face à une malle remplie de courriers familiaux divers Amin Maalouf écrira : « Moi qui étais venu chercher en ce lieu une clé pour ma porte, je voyais de dresser devant moi mille portes sans clés. Que faire de cet amas de vieux papiers ? Je ne pourrai jamais rien écrire à partir de cela ! Et, ce qui est pire : tant que ces reliques encombreront ma route, je n’écrirai rien d’autre non plus. ».
Une vieille femme Aliide autrefois amoureuse du beau Hans, qui lui préféra sa sœur Ingel accueille en 1992 dans sa pauvre maison une jeune femme traquée et apeurée. Qui est cette jeune femme qui fuit des hommes qui veulent la tuer?
Coups de gueule, coups de cœurs, « Une sale histoire » – qui reprend le titre d’une chronique du livre – aurait pu s’appeler Journal d’un Indigné…Luis Sepúlveda auteur chilien écrit chaque jour sur un carnet à couverture noire qu’il a toujours sur lui ses doutes, ses peines, ses indignations du moment, et les publie dans ce livre…
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