Elle nous a quittés il y quelques semaines. Elle était une frêle femme, frêle mais seulement en apparence par la taille, la minceur, mais oh combien forte par le caractère, par la force d’âme! Et oh combien belle ! Elle a connu Simone Veil, son amie des camps, arrivée par le même convoi… quelques chiffres seulement, tatoués sur les bras, les séparaient. Cela fait bien longtemps que je voulais découvrir ce livre; « Un de plus sur les camps », diront certains, d’autres diront « il faut tourner la page, passer à autre chose ». Son décès récent m’en a donné l’occasion, et également la chance ou le hasard de le trouver disponible dans ma médiathèque.
Oui! il est nécessaire, au moment où l’antisémitisme renaît -mais est-il mort un jour?- de mettre en lumière ce titre ainsi que « L’amour après ». J’ai passé quelques heures d’une nuit presque blanche avec Marceline et ses deux livres lus successivement. Une nuit dont on sort sonné par l’émotion, mais tellement heureux !


Ah! Monsieur Modiano, l’idée d’abandonner cette lecture m’a un temps effleuré !…J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman, un peu de mal à situer l’action, les périodes, puis votre petite musique a fait le reste. Tout s’est progressivement ordonné, ce petit carnet noir, objet essentiel du roman a trouvé sa place…Et au final vous m’avez enchanté..
Morne-Galant en Guadeloupe…vous connaissez ?
De tout temps, la France a été une terre d’accueil d’étrangers. Aujourd’hui encore nombreux sont ceux qui frappent à nos portes
Avec Capitaines des sables, on est bien loin du Brésil qui fait rêver, celui du Carnaval, des grandes plages de Copacabana, des belles filles siliconées en maillots de bains « timbres poste ». On voyage au contraire dans le Brésil qu’on ne montre pas, qu’on tait sur les brochures touristiques, celui de la violence, du vol, du viol, des favelas. Bien qu’écrit il y a plus de 80 ans, en 1937, Capitaines des Sables, n’en conserve pas moins, de ce fait une actualité brûlante.
Avec « Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants » Kenzaburo Oé nous transporte dans un Japon bien éloigné du Japon de la 
