Morne-Galant en Guadeloupe…vous connaissez ? C’était un coin paumé, en ces années 40, « Morne-Galant n’est nulle part, autant dire une matrice dont je me suis sortie comme le veau s’extirpe de sa mère : pattes en avant, prêt à mourir pour s’arracher aux flancs qui le retiennent. »
Une toute première phrase pleine de promesses, d’images, de langage fleuri, d’humour…une première phrase qui dit tout.
La suite est au diapason.
Apollone est l’aînée de cette famille, mais tous l’appellent Antoine, son « nom de savane », choisi pour embrouiller les mauvais esprits.


De tout temps, la France a été une terre d’accueil d’étrangers. Aujourd’hui encore nombreux sont ceux qui frappent à nos portes
Avec Capitaines des sables, on est bien loin du Brésil qui fait rêver, celui du Carnaval, des grandes plages de Copacabana, des belles filles siliconées en maillots de bains « timbres poste ». On voyage au contraire dans le Brésil qu’on ne montre pas, qu’on tait sur les brochures touristiques, celui de la violence, du vol, du viol, des favelas. Bien qu’écrit il y a plus de 80 ans, en 1937, Capitaines des Sables, n’en conserve pas moins, de ce fait une actualité brûlante.
Avec « Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants » Kenzaburo Oé nous transporte dans un Japon bien éloigné du Japon de la 

Will, journaliste, écrit des chroniques dans des quotidiens autrichiens et fréquente les soirées au cours desquelles se réunissent les artistes et écrivains viennois. Almah quant à elle est une jeune étudiante rêvant de devenir dentiste. Un regard, le coup de foudre est immédiat. Promenades sages, sous un ciel qui se couvre de plus en plus. Chez les voisins allemands les vexations contre les juifs sont de plus en plus fréquentes, et à Vienne Dollfuss commence à copier les mesures allemandes anti-juives. Présentations aux familles, mariage…une belle vie d’amour s’ouvre devant eux…tout ce rêve serait si simple et si beau si Almah et Will n’étaient pas de jeunes juifs vivant à Vienne dans les années 30. Vienne où les personnages du roman croisent au fil des ans Zweig, Herzl, Freud… Et le moustachu berlinois décida d’annexer l’Autriche au Reich. Un Reich qui devait durer 1000 ans. Alors seule solution, fuir, et abandonner sur place ceux qu’on aime..Abandonner l’avenir brillant qui les attendait. 